dimanche 26 février 2012

Au bonheur des algues (2) : Crème baumée "Les pieds dans l'eau"

Crème baumée "Les pieds dans l'eau"

Au bonheur des algues : 2 ème épisode 

phycocolloïde
Pour compléter mon kit "spécial tongs" initié avec le gommage-peeling au gel d'algues laminaires, mon désormais célèbre phycocolloïde, j'ai voulu réaliser une crème ré-hydratante - les pieds souffrent toujours d'une sècheresse excessive en raison de l'absence de glandes sébacées - glissante, laissant la peau douce et vite absorbée. Certes j'ai décidé de prendre - enfin - soin de mes petits petons, mais pas question de passer des heures à tartiner, masser et encore à attendre que l'effet gras disparaisse pour pouvoir se rhabiller. 

Le cahier des charges était donc très clair. 
  
Pour un premier essai d'émulsion avec le phycocolloïde, j'ai conçu volontairement cette crème de manière  simple et avec  peu d'ajouts, mais j'ai rajouté une deuxième version plus pointue en fin d'article. 

L'idée était surtout d'évaluer la qualité de l'émulsion obtenue en introduisant le phycocolloïde dans la phase aqueuse. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j'ai même choisi de remplacer (presque) totalement l'eau par le gel de laminaires.

En émulsifiant, j'ai choisi la cire d'abeille, normalement dosée et je l'ai accompagnée d'un soupçon de glycéryl stéarate. L'association des deux me semblait idéale pour une émulsion à mi-chemin entre le baume et la crème et pour laquelle je souhaitais la finesse des esters.

Autant le dire tout de suite, le résultat confirme mes premières impressions : le phycocolloïde de digitata saccharina est un ingrédient qui apporte un vrai plus cosmétique.

Non seulement il se comporte en actif hydratant à part entière, mais il apporte une finesse incomparable et beaucoup de glissant à l'émulsion. Il agit comme un silicone, mais à l'immense différence près, qu'il se substitue non pas aux gras mais à l'eau. Du coup, on a l'impression de gagner sur les deux tableaux : plaisir d'une texture siliconée tout en conservant les bienfaits des huiles et beurres végétaux et de leurs acides gras, tout en neutralisant fortement l'effet gras sur la peau.  

L'autre avantage intéressant, dont j'ai un peu parlé dans mon précédent article, c'est le pouvoir épaississant important qui permet de travailler avec un complexe émulsifiant réduit, y compris avec la cire d'abeille. Pour un résultat 100% sans trace blanche. J'ai travaillé ici avec la version fluide du phycocolloïde, mais je rappelle que plus on a au départ un gel épais et plus le pouvoir épaississant est fort. On peut donc jouer sur la texture grâce au type de gel, voire même doser finement plusieurs gels pour moduler l'effet final.


Mais passons à la formule de la crème baumée 
Les pieds dans l'eau


Huiles et beurres 25%

-5,5 HV son de riz
-5,5 HV olive macérée au cyclamen de Naples (de mon jardin des Pouilles) 
-5,5 HV coco fractionné
-5 beurre de kokum
-2 IPP
-1,5 beurre de cacao

Emulsifiants et cires 9%

-7,5 cire d'abeille jaune
-1,5 VE

Eaux 62%

-60 phycocolloïde (version fluide)
-2 HA de criste marine (maison)

Ajouts à froid 4,1%

-2 protéines de la mer
-0,5 cosgard
-0,1 mini pointe de gomme konjac dans glycérine 
-1 pointe de spiruline
-0,5 % Parfum 15 gouttes (pour 50 gr de produit fini) réparties entre menthe poivrée, romarin, criste marine, lavande sauvage, ciste ladanifère.

J'ai fait ce choix de synergie olfactive tant pour le côté frais du parfum que pour les vertus asseptisantes et cicatrisantes (en particulier le ciste) des HE.

C'est clairement l'association ciste-menthe qui l'emporte en laissant sur la peau une vraie sensation de frais et pur. Parfait après le gommage-peeling circulatoire et réchauffant (je trouve les baies roses  extrêmement puissantes. 

Côté couleur, je trouvais le blanc-crème obtenu pas assez glamour et j'ai donc choisi de colorer la crème d'un peu de chlorophylle. Couleur qui s'associe parfaitement au parfum baumé-mentholé mais également au concept "soin aux algues". Il faudra que j'essaie avec des huiles très chargées en caroténoïdes pour voir si cela donne un résultat acceptable. Sinon, je serai obligée de décliner toute ma gamme "algues" en vert. 

Mode opératoire : chauffer huiles, beurres et cires au BM sans besoin de trop monter la température. Incorporer le phycocolloïde (froid) dans les huiles chaudes au BM. Bien mélanger à chaud pendant plusieurs minutes. J'ai rajouté un tout petit peu d'hydrolat pour fluidifier très légèrement lors des premières secondes de chauffe. 

Continuer de mélanger hors du feu à température ambiante jusqu'à ce que l'émulsion ait une consistance bien lisse et que la température ait baissé. 

Incorporer les ajouts à froid un à un.

Verser rapidement en pots car l'émulsion va épaissir fortement.

Après 24 heures de repos au frais, on obtient une texture entre beurre et baume, dense mais souple, qui m'a un peu fait penser à mon premier test avec l'émulsifiant @pimulse. 

Sur les pieds, le soin est très vite absorbé sans laisser de film gras. Sans laisser de trace blanche et ça j'adore. 

Evidemment, on peut parfaitement utiliser la crème baumée pour les mains qui l'apprécient tout autant. 

Continuant à jouer les lolitamouses de laboratoire, je l'ai même testée sur le visage. Elle est trop riche pour ma peau mixte, mais moyennant quelques aménagements, je suis sûre qu'elle pourrait convenir à certaines peaux gourmandes.



Focus sur la composition en huiles et beurres

kokum  densité 0,900 à 0,930 -  Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga-6) (2.15%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (oméga-9) (36.08%)
Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (20.66%), acide stéarique (35.38%)

Le beurre de kokum, à l'instar de son cousin le beurre de karité est émollient ; il fond bien sur la peau et est facilement absorbé sans laisser de film gras. Un beurre que j'apprécie vraiment beaucoup en cosmétique. Mon autre chouchou étant le nilotica, beaucoup plus onctueux mais mes stocks sont à sec ! Du coup j'ai développé une technique pour faire un substitut de nilotica maison (je parle de la texture et de l'onctuosité sur la peau) : on mélange au choix, huile de macadamia ou huile de jojoba avec du kokum, 50/50 ou à moduler selon la dureté préférée et on l'utilse de la même manière que le nilotica. C'est un régal pur sur la peau !
son de riz 
densité 0,915 à 0,925   -   Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga-6) (33.6%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (oméga-9) (41.2%)
Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (18.8%), acide stéarique (2.1%)

Autres constituants actifs :
Gamma-oryzanol, acide férulique : ces deux composants appartiennent à la famille des "oryzanols", composés phénoliques présents dans les matières grasses du riz (notamment du son de riz). Reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la santé, ils le sont également sur votre peau. En effet, ces deux actifs donnent à l'huile végétale de Son de riz Bio une très forte activité anti-oxydante. Ils sont considérés comme dix fois plus antioxydants que la vitamine E...
Vitamine E : antioxydant naturel
Phytostérols : action cicatrisante et réparatrice. Ils réduisent également les inflammations.
Caroténoïdes : béta-carotène (pro-vitamine A), alpha-carotène, lycopène : effet bonne mine, anti-oxydants naturels
Des enzymes (co-enzyme Q10, glulathione peroxydase, méthionine réductase, polyphénol oxydase, isoenzymes...) : action anti-âge. Ils protègent du vieillissement de la peau induit notamment par les radicaux libres.
Sels minéraux : calcium, potassium, magnésium, phosphore, fer, zinc, cuivre...



Inutile que j'insiste sur les raisons qui me font apprécier l'huile de son de riz, que je réserve habituellement aux soins des zones délicates telles que le contour de l'oeil ou le décolleté. C'est dire si j'ai décidé d'être très gentille avec mes pieds !

Retour sur ma crème baumée et propositions de quelques variantes

J'avoue qu'en l'état, elle se suffit largement. Mais si l'on veut pousser d'avantage le côté hydratant-réparateur, puisque c'est une crème destinée aux pieds qui sont facilement malmenés, j'y rajouterais quelques ingrédients ciblés. 

Tout d'abord, j'incorporerai de la lanoline (vraie ou substitut) et comme elle a aussi un côté émulsifiant, je retirerai 2% de cire d'abeille et 1% de kokum que je remplacerai donc par 3% de lanoline.

Dans les actifs indispensables au maintient de l'hydratation, je rajouterais du 
D-Panthenol à concurrence de 2-3% et du sodium lactate à 2%. En contrepartie, on retire 3% de phycocolloïde et les 2% d'HA. 

Ce qui donne une nouvelle formule encore plus baumée pour pieds très secs

Huiles et beurres

-5,5 HV son de riz
-5,5 HV olive  
-5,5 HV coco fractionné
-4 beurre de kokum
-3 lanoline
-2 IPP
-1,5 beurre de cacao

Cires
-5,5 cire d'abeille jaune
-1,5 VE

Eaux
-53% phycocolloïde (version fluide)

Ajouts
-3% D-panthénol
-2% sodium lactate
-2 protéines de la mer
-0,5 cosgard
-0,1 mini pointe de gomme konjac dans glycérine 
-1 pointe de spiruline

-0,5 % Parfum 

      Vous allez dire que je radote, mais là je suis vraiment accro aux algues ! ça doit être la cure de spiruline que j'ai également entamée en interne, mais je suis littérallement conquise. J'ai donc poursuivi mes essais. Avec tout autant de bonheur. Je vous le dis : 

      Le bonheur est dans les algues !



      dimanche 19 février 2012

      Au bonheur des algues (I) : gommage-peeling pour pieds stressés


      Gommage peeling aux algues

      Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va commencer.
      Installez vous dans votre fauteuil bien gentiment

      1, 2, 3, 2, 1, 0 partez !

      Alors, oui installez-vous bien confortablement dans votre fauteuil ; versez-vous même une bonne tasse de thé blanc aux algues bretonnes (j'ai testé c'est délicieux !) et apprêtez-vous à suivre la nouvelle série (bientôt) culte qui va vous tenir en haleine toute la saison.

      Vous avez dévoré "Desperate housewises" ; vous avez adoré "Dr House".  A partir d'aujourd'hui vous vous délecterez d'algues à toutes les sauces. Car je vous promets que ce feuilleton porte bien son nom car les algues, quand on y a goûté : c'est que du bonheur !

      Je trouve que les algues sont un peu les mal-aimées de la cosmétique comme elles le sont encore trop dans nos cuisine d'ailleurs. Au mieux on les trouve exotiques  associées  aux sushis japonais. Elles ont également acquis leurs lettres de noblesse dans les centres de thalassothérapie bretons. Mais ni la cosmétique traditionnelle - de luxe ou de masse -  ni la cosmétique naturelle ne leur ont offert la place qu'à mes yeux elles méritent vraiment.

      Et pourtant elles contiennent quantité d'ingrédients fort enviables : anti-oxydants, vitamines, protéines, oligo-éléments, phytostérols et même pour certaines d'entres elles des acides gras tels que l'excellentissime oméga 3, sous la forme de l'acide docosahexaénoïque à chaîne longue(22:6; DHA. Une feuille de nori (l'algue qui justement enveloppe les sushis)contient autant d'oméga 3 que deux avocats. Rien que ça !

      Tour d'horizon des principales familles d'algues et leur composition

      Les algues brunes 
      -Laminaria digitata (kombu breton): iode ; sucres de grande qualité ; acide alginique, glutamate naturel ; fer, calcium, magnésium, potassium, sodium ; vitamines A, B2, B6 ; oméga 3 ;

      -Laminaria saccharina (kombu royal), assez proche de la précédente : iode (mais peu) ; sucres de grande qualité ; acide alginique en très grande quantité, glutamate naturel ; fer, calcium, magnésium, potassium, sodium ; vitamines A, B2, B6 ; oméga 3 ;

      -Undaria pinnatifida (wakamé), l'une de mes chouchou en cuisine : iode ; protéines ; vitamines A, B1, B2, B6, B9, C, K ; calcium, fer, aluminium ;

      -Himanthalia elongata (haricot ou spaghetti de mer), excellente avec des crustacés, du poisson : vitamine C ; fer, magnésium ;

      Les algues vertes
      -Ulva (laitue de mer) : protéines ; fer, zinc, calcium, magnésium, phosphore ; vitamines A, B3, B9, C ;

      -Enteromorpha (aonori) : protéines ; magnésium, fer, calcium ;

      Les algues rouges
      -Palmaria palmata (dulse ou goémon à vaches) : glucides ; protéines ; potassium, iode, fer, manganèse ; vitamine A, B3, B12, C ; oméga 3
      -Gracilaria verrucosa (agar-agar) : voir ici  

      -Porphyre (nori) : protéines ; Fer ; vitamine A, C ; taurine ; oméga 3 ;

      -Lichen carrageen (chondrus crispus ou pioca) : protéines ; fer, zinc ; lipides.

      Riches en pigments (chlorophylle, fucoxanthine - béta-carotène, phycoérythrine) qui jouent le rôle de super anti-oxydants.

      Monique à la récolte
      En France, 90% des algues sont récoltées en Bretagne. De nombreux laboratoires de recherche y sont donc installés afin de tirer le meilleur parti de tous ces trésors sous-marins. C'est à Roscoff que je vais chercher les miennes directement chez le goémonier, c'est ainsi que l'on nomme les ramasseurs d'algues. Mes goémoniers à moi, s'ils ont commencé avec une brouette, des bottes en caoutchouc et leur folle énergie comme seul outil, sont devenus aujourd'hui une sympathique entreprise où l'algue est reine sous toutes ses formes : en paillettes, en conserve incorporées dans  des soupes ou d'excellentes rillettes de poisson, associées au sel, micronisée pour les enveloppements, en vrac...

      Encore un grand merci à Monique Poulet pour la visite spécialement organisée et toutes ces merveilleuses algues qui ont rempli ma valise et ont littéralement déchainé mon imagination cosmétique. Car, assez tergiversé, c'est bien de cosmétique qu'il s'agit. 

      Mais avant de passer au plat de résistance, pour en savoir plus sur les algues ici. 

      Ou encore ici, en direct de Roscoff, où je suis moi-même allée chercher les miennes.

      Et en version papier deux excellents livres :

      Aux éditions La plage, "Algues" de Anne Brunner, très bien documenté, avec de belles recettes et une très belle iconographie ; et tout récemment, aux éditions Marabout, un petit ouvrage très bien fait et qui m'a fortement inspirée, "Les algues" de Régine Quéva.

      C'est justement en lisant le livre de Régine Quéva que j'ai découvert une recette de "gelée d'algues", qu'elle nomme alginate, bien que le procédé de fabrication maison indiqué ne permette pas d'obtenir les divers alginates tout droit sortis des laboratoires.

      Petit focus sur les alginates

      Les alginates proviennent du mucilage produit par les laminaires (algues brunes) lorsqu'elles subissent une hydrolyse légèrement basique. L'alginate, de par ses propriétés gélifiantes est très utilisé comme additif alimentaire, sous les noms de code E 400 à E405. Plus récemment, les grands chefs de la cuisine moléculaire l'ont remis au goût du jour pour des créations originales. Mais ses capacités à absorber l'eau tout en formant un gel bactéricide ont également intéressé le domaine pharmaceutique, où les alginates sont intégrés à des pansements contre les plaies ou les brûlures. Il sert à mouler les prothèses dentaires (vous savez ces trucs roses que manipule votre dentiste). En cosmétique, on connaît principalement les masques peel-off (on en trouve même chez AZ) qu'on retire d'un coup. 

      Laminaria saccharina
      Dans son ouvrage, Régine Quéva propose une recette à partir du kombu breton (laminaria digitata), mais je lui ai préféré le kombu royal (laminaria saccharina), beaucoup plus riche en polysaccharides. C'est d'ailleurs sa richesse en sucres qui lui a donné son nom anglo-saxon de sugar kelp. 
      Je l'ai baptisé phycocolloïde, de phyco=algues et colloïde=gel. Alginate me semblait quelque peu impropre et gelée d'algues trop générique, vu que j'ai réalisé plusieurs types de gels à partir d'algues très variées.


      Fabrication du phycocolloïde au Kombu royal   

      Prélever 5-6 morceaux d'algues laminaria saccharina (env 15 cm de long chacun, soit +/- 10 gr en tout)) et les faire tremper dans de l'eau distillée additionnée de vinaigre d'alcool blanc  (j'ai laissé environ un quart d'heure) ; rincer à l'eau distillée. 

      Sécher et déshydrater les algues au four à 60° ; plusieurs heures sont nécessaires. En hiver, on peut aussi les laisser sécher dans une gaze sur un radiateur.

      Couper les algues en paillettes.

      Mettre dans une casserole avec 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et recouvrir d'eau distillée (selon la consistance désirée on peut varier de 250 ml à 1000 ml d'eau ; moins on aura d'eau plus on réduira la quantité de bicarbonate). Chauffer et porter à ébullition pendant au moins 5 minutes, puis éteindre le feu et laisser reposer pendant deux bonnes heures.

      Les algues auront gonflé et produit une gelée de consistance plus ou moins visqueuse en fonction de la quantité d'eau.

      On pourrait à ce stade filtrer le gel comme on le fait avec le gel de graines de lin. Outre que c'est "galère", j'ai préféré suivre les conseils de Quéva et tout mixer, ce qui permet ainsi de bénéficier de tous les bienfaits de l'algue elle-même et pas uniquement du mucilage. Le "défaut" est la couleur vert-marron du gel définitif, pas très glamour.

      Mixer le tout finement au mixer électrique (le plus fin sera le mieux). 

      On a une gelée assez gluante, de couleur vert-marron assez foncé et à la légère odeur de marée. Ce n'est pas insupportable mais c'est quand même très peu cosméto-compatible en l'état. Une fois stocké au frigo, ça diminue un peu et heureusement ça ne se sent plus du tout dans les produits finis.

      Ajouter 0,6% de cosgard si on n'utilise pas tout de suite et conserver dans un récipient hermétique de préférence au frigo. 


      J'ai réalisé deux phycocolloides, l'un avec un litre d'eau et la seconde plus concentrée, que j'utilise au choix en fonction des formules. 

      Aussitôt réalisé, aussitôt testé sur la peau. C'est frais, glissant, extrêmement doux façon silicone, pas gras bien sûr, et il est possible de l'utiliser dans une multitude de recettes où il apporte un toucher doux, du glissant, mais aussi une véritable hydratation aussi bien pour la peau que pour les cheveux.

      J'ai déjà réalisé deux crèmes, un sérum visage, un shampooing, un sérum cheveux, un masque visage, un gommage pieds et je cogite encore ... 

      Pour que vous ne restiez pas sur votre faim, je vous offre en première recette, un gommage-peeling pour pieds stressés

      Je n'aime pas mes pieds. je les ai toujours trouvés moches. Du coup, je les néglige beaucoup, sauf en été car étant une inconditionnelle de la tong, je suis bien obligée de bichoner un peu mes extrêmités mal-aimées. Je leur ai donc concocté un petit soin sur mesure, qui les laisse tout beaux tout doux.

      Formule du gommage-peeling pour pieds stressés

      1CS de paillettes de dulse (très riche en béta carotènes)
      1CS de paillettes de nori (très riche en béta carotènes)
      1CS de baies roses (favorise la circulation veineuse)
      1CS de paillettes de son d'avoine (adoucissant)
      5CS de sel semi-fin (ici j'ai utilisé du sel de l'himalaya)

      Moudre le tout au moulin à café ; réserver dans un bol.

      Huiles et cires
      -Coco indien
      -pépin de raison
      chacune pour moitié

      Recouvrir généreusement les algues, baies et sel d'huiles.

      On obtient au total 232 grammes

      Rajouter 2 gr de cire d'abeille

      Phase aqueuse
      - 26 gr phycocolloïde concentré
      - 50 gr hydrolat de criste marine (cueillie et distillée dans les Pouilles)

      Phase 3
      -3 capsules de spiruline (une autre micro-algue)
      -0,5% conservateur

      Parfum : synergie d'HE de ciste, fleur d'oranger, criste marine, agastache.

      Mode opératoire

      Mettre à chauffer les paillettes, sel, baies, huiles et cire d'abeille au bain-marie doux. Lorsque la cire a complètement fondu, incorporer le phycocolloïde et mélanger à la cuillère magique en laissant au chaud. Incorporer tout doucement l'hydrolat sans cesser de mélanger. 
      Passer le "gloubi-boulga" obtenu au mixer électrique à vitesse élevée pour bien homogénéiser l'ensemble. Remettre quelques minutes au feu. Laisser légèrement refroidir et introduire les HE et le conservateur. Verser en pots.
      Le phycocolloïde épaissit l'émulsion à la chauffe, mais on ne le voit qu'une fois bien refroidie, donc attention au dosage. La couleur est moins verte que sur la photo, plutôt un vert-brun comme les algues brunes. Mais pour un gommage, ça le fait ! 

      Conseils d'utilisation

      Prélever une noisette de gommage-peeling et appliquer sur peau propre et sèche. Masser en douceur mais en insistant sur les callosités et parties rugueuses. Au bout de quelques minutes, le gommage granuleux se transforme en gommage peeling. Rincer à l'eau fraîche, pas besoin de savon. Les pieds en ressortent doux (c'est lavé avec Mir laine ?), hydratés et parfaitement relaxés. Après le gommage je les masse avec une crème spécial pieds, également à base de phycocolloïde, mais on pourrait quasiment s'en passer. 

      Moulage de petits pieds aux alginates
      Depuis que j'ai testé ce gommage, j'adoore regarder mes pieds ! vivement la canicule que je ressorte les tongs !

      Je ne vous cache pas que cette "gelée d'algues" est un vrai coup de coeur cosmétique. C'est simple, je ne peux plus m'en passer. C'est mieux que le gel d'aloé vera dont j'usais et abusais auparavant. Avec le phycocolloïde, on a un super effet silicone en plus, ce qui n'est pas rien. Et pas de peluche, comme cela pouvait se produire parfois avec l'aloé. 

      Le seul défaut (il en fallait bien un), la couleur foncée qui ne permet pas d'obtenir des produits finis bien blancs, ni même crème clair. Les patientes filtreront donc leur gel pour le dépouiller de toutes les paillettes.

      Si ce nouveau feuilleton "Au bonheur des algues" vous a plu, ne manquez pas le prochain épisode où je vous conterai par le menu, la réalisation d'une émulsion baumée "les pieds dans l'eau", toujours avec des algues bien sûr. 

      Si les algues vous intéressent mais que vous n'osez pas vous lancer dans la chimie maison, AZ propose un choix assez vaste d'actifs de tous poils à base d'algues, très intéressants. 



      dimanche 12 février 2012

      Nuage de peau H2Ô à la gelée de lavande et au CoCobello maison

      Zhom chéri de retour à la maison : Put*** ça caille et.... heu ... Loli mais qu'est-ce tu fous à moitié à poil ?

      Loli en tenue d'hiver
      Lolitarose : Je ne suis pas à poil, zhom chéri. J'ai juste mis mon bikini et mes tongs. 

      Zhom chéri : Ben vouais, justement ! qu'est-ce qui t'prend ? t'as pas vu la neige, là dehors ? on peut même plus marcher dans les rues. 

      Lolitarose : Ah ouiii... la neige .... que c'est joli... et tellement rafraîchissant sur une peau échauffée de soleil....

      Zhom chéri : échauffé ?! mais tu dérailles ma Loli ! c'est la Sibérie ! c'est dit dans les journaux. Tu peux pas rester avec ton bikini, il fait trop froid ! et c'est quoi cette mayo toute jaune que tu t'étales  ?

      Lolitarose c'est mon après soleil, un vrai nuage de peau, aussi frais et doux que de la neige fondue.

      Zhom chéri : put*** c'est sûr tu déconnes complètement ! JE - TE - DIS - KI - FAI - FROID !!! FRIO, FREDDO, COLD !!!

      Lolitarose : Bien sûr Zhom chéri, mais tu vois le froid, le chaud, finalement tout ça n'est qu'une question de  psychè...

      Zhom chéri : de psy koi ?

      Lolitarose : psychè, mon nounours ! tu vois, il suffit de croire très fort qu'il fait méga chaud et ta psychè fait disparaître toute sensation de froid...

      Zhom chéri : ???

      Lolitarose : du coup tu vois, j'ai mis mon bikini et là ... ben faut que je mette ma crème réparatrice parce que j'ai attrapé un coup de soleil

      Zhom chériAh ça c'est sûr ! ma pôv' Loli, t'en as même attrapé un bien carabiné ! A mon avis ça t'a même cramé ta psychè. Pfff ! complètement tarées ces gonzesses ! 

      Nuage de peau H2Ô

      Alors oui, pour conjurer la mauvaise météo qui s'est abattue sur notre vieille Europe - comme si elle n'avait pas assez de la crise, Mamie Europe ? - j'ai décidé de faire un soin après-soleil. Un soin pour les jours de canicule, quand on a trop chaud pour s'enduire de gras mais que notre peau réclame quand même son verre d'eau fraîche.

      Bon, bien que je ne me sois pas exilée dans une île aussi lointaine que paradisiaque pour échapper à la crise financiaro-météo, je vous avoue que j'use et j'abuse de mon nuage de peau au quotidien et qu'il s'avère parfait pour ma peau non assoiffée. 

      émulsifiant CoCobello
      Comme j'avais fait un beurre lors de ma première expérience avec l'émulsifiant CoCobello, j'ai voulu cette fois m'essayer à une texture plus aérienne. Pas un lait toutefois, même si il serait tout à fait envisageable de la conditionner en flacon pompe.

      Pour apporter cette touche de légèreté, ce côté "nuage", j'ai choisi d'inclure un gel dans la phase aqueuse. Mais j'ai réfléchi un moment avant de me décider : xanthane, cellulose, konjac, acacia... Toutes ces gommes ont de nombreuses qualités, mais je ne parvenais pas à me décider quand, en regardant du côté du placard à cuisine (Aïe ! j'espère que la mère Lolie - l'autre, hein - n'est pas dans les parages), mon regard s'est arrêté sur le pot d'agar-agar. Et là, votre Lolitarose s'est aussitôt dit : "Mais oui ! mais c'est bien sûr !"

      Et comme je recherchais vraiment un côté frais, apaisant pour peaux échauffées (après une douche ou un bain brûlants, on peut aussi mettre un après-soleil, non ?), j'ai décidé de réaliser une gelée de lavande à l'agar-agar.

      La réalisation est très simple : j'ai mis dans une casserole 200 gr d'hydrolat de lavandes maison et 0,6 gr d'agar-agar ; j'ai porté le tout à ébullition en remuant sans arrêt pendant deux-trois minutes, puis j'ai réservé. L'agar-agar, dont je vous dis tout après vous avoir donné la formule complète de mon petit Nuage, a besoin d'être porté à ébullition quelques minutes pour que la gélification puisse avoir lieu. Le gel, en revanche, ne prendra sa consistance qu'en refroidissant, à 40°.


      Formule du Nuage de peau H2Ô 

      Système émulsifiant  8,1%

      -4,5% CoCobello
      -2% @pimulse blanc
      -1,6% alcool cétéarylique

      Huiles et beurres 22%

      -6% macérat de calendula sur olive (le tout de mon jardin)
      -4% HV coco indien
      -4% HV macadamia (Copaïba)
      -4% HV coco fractionné ( The Herbarie)
      -2% squalane végétal
      -2% HV ricin (aromafarmacoteca d'Alena)

      Phase 2 65,5%
      -60,5% gelée de lavande à l'agar-agar (Algoplus - Roscoff)
      -5% glycérine 

      Phase 3 4,4%
      -1,5% D-Panthenol
      calendula officinalis
      -1,5% hydratant intense 
      -1% CO2 de calendula
      -0,4% CO2 d'argousier

      Phase 4
      - cosgard 0,5% du poids final 

      -parfum env 1% du poids total dont
      -bergamote (Fraisse et Quattrone)
      -gingembre frais (Astérale)
      -géranium rosat (Fraisse et Quattrone - le seul que je supporte et que j'adore)
      -absolue de thé blanc (macosmetoperso)
      -absolue feuilles de violette (macosmetoperso)
      -santal

      Mode opératoire

      Avant de vous donner le pazapa pour réaliser très simplement ce soin, je voudrais procéder à une petite MISE EN GARDE à l'adresse de toutes les tambouilleuses maison et qui m'a été inspirée suite à un échange avec une apprentie sorcière.

      ***

      JOUE PAS AVEC LE FEU
      La cosmétique maison n'est pas une activité dangereuse, du moins pas plus que la cuisine ou autres tâches ménagères. Il y a en effet peu de chance que de la cire d'abeille brûlante "vous saute au visage". Toutefois, comme pour nos activités quotidiennes de "ménagère de moins de cinquante ans", nul n'est à l'abri d'un accident. Un peu de prudence et beaucoup de bon sens, outre au respect de strictes règles d'hygiène devraient cependant vous épargner tout désagrément.
      Au feu !!!
      N'oubliez pas que comme en cuisine, l'eau ou l'huile bouillante renversées sur la peau peut causer des dommages sérieux. Le feu ça brûle ! 
      N'oubliez pas que l'alcool est inflammable, alors soyez prudentes lorsque vous chauffez de l'alcool, notamment lors de la fabrication de vos esters maison. Les crêpes flambées au calva, c'est super (et de saison) mais la tignasse flambée, c'est carrément dangereux !
      N'oubliez pas que la soude est caustique, donc ne la manipulez pas comme n'importe quel ingrédient, protégez-vous. La soude ça brûle ! 
      N'oubliez pas que les huiles essentielles ça n'est pas que du "sent bon", respectez les doses prescrites et les contre indications. Mais surtout ne les manipulez pas à mains nues, certaines d'entre elles peuvent causer des brûlures importantes (j'ai un gobelet en plastique dans lequel j'avais mis mon mélange d'HE à verser dans un savon qui a littéralement fondu !).
      Je mets autant de soin que possible dans les explications des recettes que je publie sur ce blog. Cela étant, certaines choses peuvent sembler obscures ou peu claires. N'hésitez pas à poser des questions dans les commentaires ou par mel, j'y répondrai avec plaisir. 
      Alors jouez aux apprenties sorcières, mais n'oubliez pas : le feu, ça brûle !

      ***


      Fondre au BM toute la phase grasse. Rajouter la glycérine. Incorporer 100 gr de gelée de lavande non encore parfaitement solidifiée, mettez le reste au frigo pour accélérer la prise. Mélanger hors du feu à la cuillère magique longuement. 
      Lorsque l'émulsion est bien formée et homogène, incorporer le reste de la gelée, cette fois-ci totalement solide.
      Prendre le mixer girafe et homogénéiser le tout en restant sur la puissance la plus faible. 
      A ce stade, on obtient une belle émulsion légère et blanche. 

      Incorporer un à un les actifs de la phase 3 et bien mélanger à la cuillere magique. Le complexe hydratant fluidifie légérement l'émulsion ; heureusement que je savais qu'elle reprendrait de la tenue après un petit repos-fraîcheur de 48 heures. Avec les CO2, la crème a viré du blanc au jaune, sans donner une belle teinte orangée, mon flacon d'argousier étant malheureusement fini (encore un truc à ramener de ma prochaine virée parisienne !). 

      Pour améliorer la texture (c'est une lubie très personnelle mais comme j'y crois dur comme fer...) j'ai placé l'émulsion au congélateur quelques minutes ; touillé quelques minutes ; remis au congélateur ; re-touillé.

      Rajouter le conservateur et les HE.  Et laisser dormir au frigo 48 heures.

      Le parfum est finalement dominé par les absolues et en particulier la feuille de violette. C'est frais, presque zen, mais je regrette que le petit côté piquant de la bergamote et du gingembre ne soient pas plus présents.

      J'ai obtenu une texture légère, aérienne, vaporeuse tout en n'étant pas mousseuse, mais qui se tient bien. Sur la peau, on a la sensation d'appliquer comme une mousse d'eau (d'où le nom). La crème glisse merveilleusement et sans l'ombre d'une trace blanche, ce qui est un plus pour un soin après-soleil. Immédiatement absorbée, elle laisse juste la peau douce et hydratée (grâce aux actifs ciblés comme le D-Panthenol et le complexe hydratant et l'incomparable calendula, ami de toutes les peaux s'il en est) mais pas de film gras.

      Légère comme un nuage

      Une crème que les adolescents (des mâles, des vrais, des qui supportent pas le gras)devraient adorer, surtout ceux qui ont tendance à avoir les épaules bourgeonnantes. 

      Peaux sèches et très assoiffées, passez votre chemin ou augmentez l'épaississant à 3,5%-5% selon vos besoins. 

      Autre avantage : ce soin fonctionne aussi bien sur le  corps que sur le visage en solo ou en double couche avec un sérum ou une crème plus riche ; dans ce cas elle fera office de sérum hydratant.

      Focus sur l'agar-agar

      J'inaugure ici une longue série d'articles à venir sur les algues. Ayant fait récemment un bref séjour en Bretagne, j'ai fait provision d'algues dans tous leurs états et depuis mon retour, je n'ai cessé d'expérimenter toute une pléïade de soins extrêmement agréables pour la peau. Vous n'avez pas fini de m'en entendre parler !

      agar de chez Algoplus
      Mais regardons de plus près cet agar-agar

      On le connait comme additif alimentaire sous le nom de code E 406. Les japonais qui en sont de gros consommateurs (en alimentaire) le nomment kanten. On le trouve facilement dans les boutiques diététiques ou japonaises où il est vendu comme gélifiant pour les flans et pâtisseries notamment. 

      Qu'est-ce au juste donc que cette poudre blanche qui devient gel sous l'effet de la chaleur ?

      L'agar-agar provient d'une ou plusieurs catégories d'algues rouges, les gélidium et les gracilaria. 1/5 de son poids est constitué de fibres.  C'est une algue également très riche en glucides (50%), en protéines (15%), en calcium, en iode comme toutes les algues et elle contient également un peu de fer. 

      Les japonaises en font un usage immodéré car avec un apport calorique proche du néant, sa capacité d'absorption d'eau une fois avalée, en fait un excellent aide minceur. En alimentaire, on l'utilise comme gélifiant dans une multitude de recettes. 

      Un ouvrage sur le régime minceur à l'agar-agar : "Agar-agar la nouvelle arme antikilos - mincir comme à Okinawa" d'Anne Dufour et Carole Garnier aux Editions Leduc

      Un autre, fort bien illustré, qui présente une multitude de recettes faciles à réaliser et excellentes : "Agar agar - Secret minceur des Japonaises" par Cléa aux Editions La Plage.

      Sur un plan chimique, les agars sont des polysaccharides au fort pouvoir gélifiant (en effet, il faut très peu de poudre pour obtenir un gel - en cuisine, selon que l'on désire une crème ou de la gelée solide on mettra 2gr pour 0,5 litres ou 2gr pour un litre). C'est un gel dit thermoréversible : il se fige aux alentours de 50-40° mais on peut le faire "fondre" en rechauffant et ainsi de suite. 



      C'est un gel assez sensible aux bactéries, il est donc important de travailler dans des conditions d'hygiène irréprochables et de confectionner son gel au dernier moment. C'est un gel qui se conserve mal. Il est important donc d'utiliser un conservateur, de type geogard, l'EPP ne me semblant pas offrir une protection suffisante.

      Au plan cosmétique, ce qui m'a intéressée, c'est la structure du gel que l'on obtient. J'ai tenté un gel à 0,3% d'agar  pour un résultat ferme, mais facilement mixable. Si l'on prélève une noisette de gel et qu'on l'éclate sur la peau, on a la sensation en effet d'une membrane qui enfermerait l'eau ; ça donne une sensation de fraîcheur très intense. C'est pourquoi j'ai introduit le gel déjà formé dans les huiles et cires fondues. Une autre matière de procéder, pour une sensorialité sans doute différente, eut été de verser dans les huiles fondues le mélange eau-agar une fois bouilli. 

      L'inconnue pour l'instant est la stabilité de l'émulsion sur le plus long terme. En fait, en cuisine, j'ai constaté que si l'on ne mangeait pas la préparation dans les quelques jours qui suivent, celle-ci avait tendance à relarguer de l'eau. Je n'ai rien constaté de tel pour l'instant (mes pots sont conservés au frigo, comme tous mes cosmétiques d'ailleurs), mais je guette.


      Mon constat maintenant sur le comportement du CoCobello que j'ai ici aussi associé à l'@pimulse et à l'alcool cétéarylique car je trouve que ça fonctionne plutôt bien.  Avec une relativement faible proportion de système émulsifiant, 8% épaississant compris si je ne compte pas l'huile de coco, on peut obtenir une émulsion très légère et non grasse malgré une phase grasse de 30%. Cet émulsifiant est donc, comme je l'indiquais déjà lors du premier test, particulièrement indiqué pour réaliser des soins adaptés aux peaux fuyant le gras (peaux jeunes, mixtes ou grasses) mais ayant besoin d'un important effet nourrissant et/ou anti-déshydratation, comme c'est souvent le cas pour les peaux mixtes et mâtures ou des peaux grasses trop décapées.

      Autre constat et non des moindres, après plusieurs semaines d'utilisation quotidienne des deux soins réalisés avec le CoCobello : une parfaite affinité avec la peau.