mercredi 5 décembre 2012

Savons Douceurs de Barbarie

Fleurs de Barbarie

Dans les Pouilles, tout au Sud de l'Italie, comme sur tout le pourtour méditerranéen, les chemins de campagne regorgent de figuiers de Barbarie. Ici, on les appelle Fichi d'India - figuiers d'Inde - sans doute en référence au nom botanique l'Opuntia ficus-indica. Mais ils sont aussi connus sous le nom de figuier du Diable, allez savoir pourquoi.

Un muret de pierres et une bonne dose de soleil suffisent à leur bonheur. Et dès l'été les pales opulentes se couvrent de gros fruits qui virent du vert au rouge. Ici on mange les fruits, on en fait aussi des confitures et en Sicile également une liqueur.

Focus sur le figuier de barbarie ou Opuntia Ficus indica

Pour en savoir plus sur le figuier de Barbarie, ici 

On dit que le figuier de Barbarie aurait été rapporté des Amériques par Christophe Colomb. Mais en Sicile, on affirme que ce cactus y existait déjà en 827, débarqué avec les Sarasins. Qui croire, hein ?  

Sur le plan cosmétique, nous connaissons depuis quelques années les bienfaits de l'huile de figuier de Barbarie, extraite des graines du fruit, dont les vertus cosmétiques  - anti-oxydante, anti-rides, lissante et donc anti-âge - mises en avant n'ont d'égal que le prix inversement proportionnel à la taille des pépins dont on extrait le précieux liquide. Cette huile est très riche en acide linoléique (oméga 6) et en vitamine E, d'où sa réputation non usurpée. 

Un macérat réalisé soit directement avec le fruit soit à partir des fleurs - en principe sur huile de tournesol oléique - est également commercialisé. Les deux versions se trouvent dans le commerce mais il est facile de réaliser ses propres macérats si l'on réside dans une région ou l'opuntia pousse comme le chiendent. Je fait de temps en temps un macérat de fleurs sur base de tournesol oléique, que j'ai toujours trouvé d'une grande douceur - mais difficile d'affirmer que ce sont les fleurs et non l'huile qui font la job. 

On connaît moins en revanche le gel extrait  des grosses pâles charnues du figuier, appelées cladodes. Ses propriétés thérapeutiques seraient pourtant comparables au gel d'aloé vera. La pulpe est un concentré riche en mucillages, vitamines et oligo-éléments qui lui confèrent des propriétés régénérantes, cicatrisantes, toniques, anti-oxydantes et désinfectantes. D'ailleurs, la pulpe était - et est encore - utilisée dans les campagnes siciliennes sur les blessures pour désinfecter et favoriser la cicatrisation.

Sur certains forums italiens, j'ai lu que les tambouilleuses transalpines utilisaient la pulpe fraîche dans leurs crèmes visage. Bien que très tentée moi-même, j'ai hésité à introduire un produit frais alimentaire dans un soin. Peut-être faudrait-il l'introduire en phase trois dans de toutes petites quantités de crème à utiliser dans les 15 jours. A suivre...

Je me suis donc limitée à ce stade à la réalisation de savons. J'avais beaucoup aimé testé le gel d'algues dans un savon et du coup j'ai eu envie de récidiver, même si les deux gels sont très différents l'un de l'autre.

un vert magnifique
C'est donc avec la pulpe des raquettes que j'ai réalisé mes savons. 

1ere étape : aller enfiler une bonne paire de gants très protecteurs et aller cueillir quelques pales de figuier de Barbarie, jeunes et charnues. 
2ème étape : toujours avec les gants, épluchez-les et coupez-les en petits morceaux. Passer à la centrifugeuse. On obtient une gelée fluide et visqueuse d'un très beau vert prairie. Appliqué sur la peau c'est gluant mais ça ne laisse pas de film collant comme avec l'aloé.

A conserver au frigo si on ne l'utilise pas immédiatement. Cela étant, s'agissant d'un produit organique frais et donc sans ajout de conservateur, je recommande vivement de l'utiliser sous 24 h00.

Passons maintenant aux savons. 

Oui, je dis savons avec un S, car j'en ai réalisé deux avec comme phase aqueuse exclusivement du gel de cladodes de figuier de Barbarie. Le premier est un savon dédié aux peaux très sensibles, comme la peau du visage ou celle des bébés. Le second, bien qu'également très doux car surgraissé à 10% et ne contenant que très peu de gras durs, dont 20% de coco pour la mousse plus bulleuse, est plus polyvalent et parfait pour la toilette quotidienne.

Je vous donne les deux formules

Le Barbarie Baby Soap ou BB soap

Les huiles

-77% huile d'olive 
-19% huile de son de riz
-4%  beurre de karité

soude pour un surgras à 7,5 % ( soit 62,5 gr pour 500 gr d'huiles)
liquide de dissolution constitué exclusivement de gel de cladode de figuier de barbarie

parfum : 10 ml d'HE d'ylang-ylang (parce que nous le valons bien, non ?)

B.B. Soap
La trace a eu du mal à arriver mais enfin, grâce à quelques tours de mixer, elle est apparue légère, très légère même. Et c'est tant mieux car cela m'a permis de couler sans souci dans un moule prédécoupé qui m'a donné de petites savonnettes très agréables.

Le format est parfait sur le rebord du lavabo, comme savon invités ou à emporter en voyage. Ni trop gros ni trop petit. Just perfect !



Les Fleurs de Barbarie 

Les huiles

-50% huile d'olive 
-20% huile de coco (pour la mousse)
-20% huile de son de riz
-10% huile de tournesol

soude calculée pour un surgras à 7,5%

liquide de dissolution : gel de figuier de Barbarie

à la trace : 2,5 % d'un beurre de karité + amande douce

Parfum : 10 ml pour 500 gr d'HE de sauge sclarée et romarin à 50/50 ; je trouvais ces deux huiles "assorties" à la couleur vert tendre des savons qui malheureusement n'a absolument pas tenu malgré mes précautions pour un séchage au noir. J'ai finalement choisi d'en faire des savons d'invités au format de fleur.
Et avec les chûtes, j'ai réalisé des galets étoilés, très root comme j'aime bien.

Etoile de Barbarie

Dans les deux cas, j'ai réalisé mes savons à une température ambiante d'environ 17° ; les huiles ont été à peine chauffées, juste assez pour faire fondre les beurres de karité et de coco.  La soude a été dissoute soit dans un gel sorti du frigo (4° env) soit dans une bassine d'eau glacée ; du coup, la couleur avait à peine été altérée par la montée de chaleur.

Le gel, malgré sa richesse en polysaccharides, donc en sucres, n'a pas contribué à accélerer la trace ou à épaissir la pâte, au contraire. J'ai pu couler à trace très fine pour la version Baby et à trace fine pour la version Fleur, ce qui est très appréciable. 

La couleur de départ est un vert-jaune tirant légèrement sur le moutarde, donc beaucoup moins joli que le vert du gel mais la couleur a beaucoup évolué  en séchant et finalement aucune des deux versions ne m'a donné un savon vert. A croire que c'est la couleur jaune dorée de l'huile qui a pris le dessus.

Autre bizarrerie de la savonnerie que je ne m'explique pas vraiment, les deux versions sont restées longtemps "molles" et les savons n'avaient toujours pas durci après plus de 15 jours de séchage. Aujourd'hui, en fin de cure le B.B. Soap est encore relativement mou.

J'ai du mal à attribuer cette réaction au gel, mais je ne vois pas d'autres facteurs ayant pu provoquer ce manque de dureté. J'ai réalisé par le passé des savons avec peu de gras durs, le résultat n'est pas comparable. Ici j'ai l'impression d'avoir presque du beurre de savon, en particulier pour le B.B.. 
Testé pour un lavage des mains, on n'obtient pas le glu-glu habituel des savons de castille bien qu'il n'y ait quasiment aucune mousse. C'est comme si je me lavais les mains avec un lait de toilette solide. Ce qui du coup en fait un savon parfait pour la peau du visage qui l'apprécie particulièrement, y compris en utilisation très régulière.

Le Fleur de Barbarie, pas plus vert que son cousin, a finalement durci et donne lui une mousse fine et serrée, très douce.

Deux savons qui me semblent très adaptés aux peaux sensibles. Ce qui confirmerait tous les bienfaits apportés par le gel de figuier.

Il me faut donc absolument trouver un moyen de conserver ce gel pour l'utiliser dans une émulsion. Pas simple quand on sait les problèmes à conserver le gel d'aloé vera. 

vendredi 30 novembre 2012

Gelée démaquillante des frangines

Une gelée démaquillante aussi facile à réaliser qu'à utiliser. Peu d'ingrédients, peu de manipulations pour un résultat efficace et tout doux. Pour celles qui trouvent les eaux micellaires trop desséchantes, les laits trop gras et les bi-phasés ... trop "fait maison". 

En fait j'ai réalisé plusieurs essais de démaquillant car ayant décidé une fois pour toutes d'abandonner mon eau micellaire pour un démaquillant maison, j'ai beaucoup cherché avant de trouver ZE démaquillant parfait. 

Je vous livre l'ensemble de mes recherches.

La plus simple mais pas la moins efficace est l'huile démaquillante.


de l'or liquide...
Et quand Lolitarose est dans sa phase SIMPLICITE, inutile de chercher la complexité. SIMPLE c'est SIMPLE !


L'huile Lolitarose, c'est tout simplement une belle huile d'olive réalisée au moulin de Cisternino, dans la vallée d'Itria, avec MES olives de MES oliviers (mâ nân je suis pas possessive !). 
la belle verte

Ben oui, c'est tout !

Une huile démaquillante que l'on applique simplement (et oui, encore !) au doigt et qui ôte sans difficulté du fond de teint au rouge à lèvres en passant par le crayon noir et le mascara, même waterproof. 


On frotte doucement les yeux en mouvements circulaires ; on fait de même sur le front, les joues, le menton, le cou.


Et pour rincer, c'est selon ses habitudes. Pour ma part, j'utilise des cotons très doux imbibés d'hydrolat ou simplement (oui, je sais !) d'eau si elle n'est pas trop calcaire. 


Après ça, si on a la peau sèche, on applique sa crème habituelle. Sinon, on va gentiment dormir. Et le matin, on se lève avec une peau fraiche et douce.


J'utilise ce démaquillant depuis maintenant plusieurs mois et je le trouve juste parfait. Sauf peut-être l'odeur d'huile d'olive qui manque un peu de glamour. Mais on s'habitue et elle ne reste pas sur la peau après le rinçage.


Mon deuxième essai est un gel huileux 

Bien que destiné plus particulièrement aux yeux (mais pas seulement car il peut tout faire), j'ai incorporé une huile essentielle, une des rares que les yeux tolèrent : l'hélychrise italienne. Du coup le petit gel démaquillant se transforme en soin contour de l'oeil.


Sans plus de détour, je vous déroule la formule, réalisée en grammes



Huiles 35 gr

-20 squalane

-10 HV abyssinie
-5 propanédiol dycaprylate

Cires 2,5 gr

-2,5 céralan


Eaux 39 gr

-35  gel de xanthane sur HA PG & romarin (maison)

-4  glycériné de cacao et rose (Venezia)

-conservateur

-HE hélycrise italienne 5 gtes

Préparer le gel de xanthane (je sais Irène, et je me suis enfin décidée à commander de l'amigel, mais en attendant, faudra se contenter de xanthane !)à l'avance et réserver.

or en gel
Fondre les huiles avec le céralan. Verser sur le gel froid. Bien mélanger à la cuillère magique jusqu'à obtention d'une texture gelée. 

Voilà c'est fait ! je vous avais prévenues qu'il n'y avait pas plus simple (si, si c'est vrai !). 


Il s'utilise au doigt, en massage circulaire tout en douceur. Il démaquille parfaitement les mascaras, crayons et autres fards, également les fonds de teint sans irritation y compris pour les yeux sensibles.


Après avoir suffisamment massé pour dissoudre les pigments on élimine avec un coton ou une lingette imbibés d'eau tiède ou d'hydrolat, puis on finit par un peu d'hydrolat bien frais. 


Pas de sensation de gras, ni tiraillement. On peut sans problème passer sa crème de nuit juste après. Ou laisser tel quel.


Bien que très efficace, mes yeux n'ont finalement pas apprécié cette formule (y compris dans sa version sans HE. Tous les matins, je me réveillais avec les yeux légèrement gonflés et il fallait plusieurs heures pour que la sensation s'atténue. 


Je suis donc revenue à ma petite huile d'olive toute SIMPLE.

Jusqu'à...


Jusqu'à ce que Soeur Katerina qui, bien que vivant recluse dans un monastère ;) est à la pointe de la fashion-cosmétique, m'explique que le démaquillant le plus hype du moment était la gelée démaquillante qui se transforme en lait hydratant.

Que chez la Mademoiselle au double C, on avait sorti la version à l'huile de camélia - symbôle de la maison C de la rue Cambon.


Que chez feu Monsieur YSL, on avait aussi sorti une version multi huiles.


Forte des conseils éclairés de Soeur Katerina, votre Lolitarose, sans déroger à ses grands principes de SIMPLICITE, a à son tour tambouillé dans son bol magique pour vous livrer la gelée-démaquillante la plus hype de Rome-Paris-Hong Kong ...

-Eh ! Loli ! ça va les chevilles ? Et pis d'abord, il me semble que y a plein de copines qui en ont fait des gels démaq', ici (chez Michèle, c'est un gel tout bleu magnifique même si pas conçu pour être un démaquillant) ou encore  (chez la Princesse vénitienne).  Et ça prétend être SIMPLE !!!

En même temps, il faut reconnaître qu'avec l'émulsifiant Gélisucre (AZ), difficile de faire compliqué. Tout est réalisé à froid. On a besoin d'un bol, d'une cuiller magique, d'huile(s)et de gélisucre. Et bien sûr d'une frangine pour vous souffler la bonne idée !


Voici ma version de la gelée démaquillante

-75% huile d'olive de MES olives de MON jardin (oh la la, Loli !)

-25% gélisucre de chez AZ

Et parcequ'on ne se refuse rien chez Lolitarose, 4 gouttes du mélange parfumé d'HE précieuses d'hélychrise (de chez Lavande & Cie) et de rose (de chez Essenciaga). Comme j'ai planté dans mon jardin des Pouilles hélychrises et rosiers, j'espère bien prochainement pouvoir réaliser au moins mes hydrolats.



gelée d'or démaquillante
Le pazapa

En fait, le plus délicat est d'introduire peu à peu et trèès lentement l'huile dans l'émulsifiant en mélangeant bien entre chaque ajout d'huile.

Chez AZ, on conseille de mélanger vivement. Personnellement, je préconise plutôt l'inverse : un touillage long et lent. On évite ainsi tout risque de "casser" le gel et de déphaser le mélange. 


J'aurais pu choisir d'autres huiles, plus ....


Plus quoi au fait ?


Autant j'apprécie  des huiles fines et pénétrantes en massage sur la peau, utilisées en guise de sérum. Autant en démaquillant, j'apprécie le fort pouvoir émollient de l'huile d'olive ainsi que son glissant. Et, c'est le but recherché ici, son efficacité démaquillante sans besoin d'incorporer d'autres huiles telles que l'huile de ricin ou d'abyssinie, traditionnellement réputées pour leur forte capacité à dissoudre les pigments.


Mais il est bien sûr possible d'adapter les huiles à ses goûts et besoins personnels.


Si comme moi vous optez pour de l'huile d'olive et que l'odeur un peu prononcée vous incommode, vous pouvez opter pour une huile de grade cosmétique en principe inodore, puisqu'au final le gel a vocation à être rincé. 


Sinon, comme moi choisissez une huile de belle qualité alimentaire, bio bien sûr et à la belle robe blond-doré. Cela vous donnera un soin 2 en 1 : un démaquillant efficace et très doux et une fois transformé en lait au contact de l'eau vous aurez un soin hydratant qui laissera votre peau douce et veloutée. 


Bien sûr l'émulsifiant y est pour beaucoup. Les esters de sucre sont en général très doux pour la peau et celui-ci n'y fait pas exception. 


Sur la peau, je le crie haut et fort : c'est un régal ! Il en faut très peu, on masse en douceur. On essuie avec une lingette de tissu humide - c'est très hype aussi, dixit soeur Katerina - ou simplement directement à l'eau. Un pschit d'hydrolat et on hydrate, bien sûr avec sa crème préférée. 

Cette gelée laisse la peau propre, souple et le teint éclatant. On peut aisément l'utiliser en substitution du savon pour celles qui aiment se toiletter la frimousse à l'eau. Et même l'utiliser deux fois par jour sans risque d'irritation. Le parfum, volontairement sous-dosé car destiné également aux yeux, est subtil mais bien présent et apporte une touche très glamour à cette gelée.

Un grand merci Soeur Katerina pour m'avoir soufflé une idée aussi simple et géniale. 

Et pour finir, je vous livre une petite astuce. Une fois réalisé votre gelée démaquillante, vous pouvez en prélever une petite quantité que vous pourrez utiliser comme coeur d'émulsion. Il vous suffira d'y incorporer, toujours à froid un gel aqueux réalisé avec de la gomme cellulose ou encore de la xanthane - faites un gel qui se tient - et vous obtiendrez une petite émulsion douce et légère à laquelle il vous suffira d'incorporer vos actifs préférés : un peu d'acide hyaluronique et un soupçon d'extrait d'hibiscus (heliocosm) et, hop ! un contour de l'oeil doux, hydratant et anti-rides (mais bon, on n'a pas de rides, hein ? c'est juste pour faire marcher le commerce).


Voyez comme c'est SIMP...


Suffit, Loli ! on en a marre de ta simplicité !  

   

dimanche 18 novembre 2012

Gel-crème anti brillance au thé blanc

sur un air de farniente...

Qui a dit que j'étais en vacances ? 

Mâ nân ! Finies et bien finies les vacances de Lolitarose. La preuve ?

Pour commencer, j'ai été très occupée par mon activité favorite.


La cosméto ?


Mâ nân ! vous savez bien que ce que je préfère c'est  DE-ME-NA-GER ! si vous n'êtes pas convaincue, faites donc un p'tit tour ici. J'ai donc organisé un déménagement, celui de mon bureau professionnel, le 2° en 8 mois. Ben, oui ! des fois que je perdrais la main, hein !

 Un voyage éclair à Paris entre deux cartons. Oh, juste quelques heures, hein. Des fois, que je penserais que mon patron me paie des vacances. 

Sitôt jetés les cartons même pas déballés, hop ! un autre p'tit tour en avion ; direction le Sud, cette fois-ci et, toujours histoire de ne pas me croire en vacances, j'ai attaqué la récolte des olives. La saison était précoce cette année et il a donc fallu se dépêcher. Ouf ! en 2 jours, emballé c'est pesé, j'avais récupéré mes 50 litres d'huile nouvelle. 

Et hop, re-petit tout en avion, arrêt quelques jours à Rome pour déballer deux-trois cartons, recevoir une délégation au sommet et, hop ! hop ! hop ! retour à l'aéroport le dimanche après-midi pour un rendez-vous coup d'éclair, mais de la plus haute importance, à Marne la Vallée,  le lundi matin à 8h30. 

C'est sûr qu'en me filant à moi, la Parisienne, un RV un lundi matin à 8h30, je risquais pas de me croire en vacances !

Mais là, mon ami, mon grand ami - vous vous souvenez le sympathique Murphy ? - a décidé de m'accompagner pendant ce voyage. Histoire que je me sente un peu en vacances, hein !

Je suis donc arrivée à l'aéroport sous une tempête tropicale - si, si ! à Rome quand il pleut, c'est aussitôt tempête  - qui a immobilisé l'avion au sol pendant 3 heures. Et moi qui avait espéré arriver tôt à Paris pour préparer mon entretien de la plus haute importance ! Pff...

Comme si ça ne suffisait pas, un pauvre garçon employé aux bagages est décédé ce même après-midi - vive la déesse rentabilité qui fait fi des règles de sécurité pourvu que cela rapporte toujours plus ! - entraînant une grève surprise dans l'aéroport.

Bref, toujours accompagnée de l'ami Murphy, je suis enfin à Paris après 4 heures de galère, mais Murphy aussi a dû penser que je me la coulait un peu douce et donc il a gentiment organisé un bouchon-surprise d'une petite heure à l'entrée de la capitale. Mais comme c'est un garçon modeste, il a prétexté que c'était pour cause de cross de Bercy. Ah ! c'est bon d'avoir des amis !

Ereintée et passablement énervée, j'ai relu une paire de fois mes fiches et autres notes stratégiques avant de me jeter, encore toute agitée dans les bras de Morphée.

Dès 7h30 j'étais prête à prendre mon RER pour me rendre à mon RV à Marne la Vallée. J'avais anticipé les pannes et autres grèves de RER. Mais non ! le calme était semble-t-il revenu !

Je débarquais donc à la "charmante" gare de cette ville nouvelle de la banlieue lointaine - autant dire le tr** du c°° du monde pour une parisienne comme votre Lolitarose - où m'attendait un froid polaire (0° alors que j'avais laissé Rome avec 24°) et un brouillard à couper au couteau, sans oublier bien sûr mon "pote" Murphy.   

Je me dirigeais, glacée comme une cassata sicilienne à mon rendez-vous avec une petite demi-heure d'avance (je ne m'étais pas perdue au milieu de toute cette grisaille de béton et j'allais enfin pouvoir relire mes fameuses fiches et me détendre un peu avant ce rendez-vous). Mais là, derrière le sourire crispé de la jeune réceptionniste, je compris bien vite qu'était tâpi l'ami Murphy. 

"Un rendez-vous ? ... et vous êtes ? ...  Ah ! désolée, mais vous n'êtes pas au bon endroit .... le rendez-vous est à notre annexe, rue du Centre ... c'est tout simple : vous tournez à gauche, puis à droite puis...."

Et là, le cerveau de Loli, déjà naturellement embrûmé un lundi matin aux aurores, s'est senti littéralement congelé et incapable d'entendre un mot de ce que me disait cette pauvre fille. J'ai donc erré pendant d'interminables minutes, comme un gorille dans la brûme de cette pu** de banlieue, avant d'arriver enfin à mon rendez-vous, soufflant et hâletant comme un âne.

Des fois que je pensais être encore en vacances, hein ! 

Bon, mais là, j'ai vraiment besoin de repenser à mes vacances, sinon je vais pêter un câble, moi ! alors je ressors de mon cahier de vacances, une chouette recette élaborée un peu au hasard mais dont je ne me lasse pas, d'autant qu'ici à Rome même l'automne a du mal à venir.

* * * 


L'été romain est un été chaud. Trèès chaud. Et dans mon petit paradis des Pouilles, le mois d'août ne fut pas plus clément. 

Difficile dans ces conditions de trouver la petite crème qui hydrate bien (avec le soleil, c'est indispensable), mais sans graisser (avec 40° à l'ombre, on sue déjà à grosses gouttes). Et qui plus est qui convienne à tous les types de peau.

Là, ma Loli, t'en demande peut-être un peu trop, hein ?

Voui, je sais ! mais il se trouve que cet été certaines amies venues de contrées lointaines - l'Argentine pour l'une et la Bretagne pour les 2 autres (si, si la Bretagne c'est loin aussi !) - se sont initiées à la tambouille maison et il fallait donc trouver la formule qui convienne à toutes ces peaux très différentes. 

Il m'a fallu également composer avec les quantités d'ingrédients que j'avais sous la main. Je n'avais pas prévu d'improviser ce sympathique atelier et du coup je n'avais emporté dans mes bagages que des quantités limitées de matières premières. Ce qui m'a valu de réécrire ma formule au fur et à mesure que mes pots et flacons se vidaient.

Une formule hydratante pour un été de canicule : tel était donc le cahier des charges.  

Un gel aurait pu faire l'affaire mais je sais que certaines peaux matures ne les apprécient guère. Une crème fluide, alors ? Là c'est Loli qui n'est juste pas fan des textures fluides. 

Une vraie crème bien blanche, bien dense mais avec toutes les qualités d'un gel : glissant, absorption instantanée, effet mat. 

Adjugé-vendu ! va donc pour un gel-crème. C'est donc côté complexe émulsifiant et gélifiant que j'ai travaillé.

Côté gommes, il en est une que j'apprécie tout particulièrement en été pour la fraîcheur et le glissant qu'elle apporte : le konjac. Si on veut réaliser une émulsion classique, il faut prendre garde à ne pas dépasser le 0,1 % car son pouvoir gélifiant est très important et on a vite un effet latex. Ici, c'était justement le côté gel que je recherchais et j'ai donc poussé à 0,2 % en couplant le konjac à la gomme xanthane dosée à 0,3 %.

Côté émulsifiants, il me fallait de l'hydratant douceur, donc nécessairement des sucro-esters, de la glissabilité encore et une absorption rapide, tout ça bien sûr avec le moins de trace blanche possible. J'ai donc choisi d'incorporer un peu d'@pimulse pour un effet anti-traces garanti et pénétration rapide sans film gras.  

Pour les huiles, des valeurs sûres qui conviennent à tous les types de peau : olive bien sûr ; jojoba pour l'effet lissant, sébo-régulateur et sa légèreté ; huile de son de riz pour la douceur et l'émolience (comme l'olive d'ailleurs)dès lors que cette crème était également destinée au contour des yeux qui l'apprécie tout particulièrement ; enfin le coco-fractionné pour la légèreté et le glissant.

Les petits PLUS pour l'hydratation sont on ne peut plus classiques aussi : la glycérine que je considère un incontournable et l'hydratant intense que je privilégie dans tous les soins que je souhaite légers. Ainsi j'ai l'hydratation MAXI et le gras MINI.

Enfin, côté parfum j'ai laissé choisir mes consciencieuses stagiaires d'un jour qui ont opté pour l'absolue de thé blanc, idéale pour accentuer le côté pur et frais de ce soin que j'ai voulu d'une blancheur immaculée.


gel-crème absolue de thé blanc


Mais sans plus attendre, la formule

Complexe émulsifiant 11,5%

-3% ester de sucre
-3% glyceryl stearate
-3% alcool cétylique
-2,5% @pimulse blanc

Huiles 15%

-6% olive
-3% jojoba
-3% riz
-3% coco fractionné

Phase acqueuse 71%

-65,5% eau distillée
-5% glycérine
-0,5% allantoïne
-0,2 % gomme konjac
-0,3% gomme xanthane

Ajouts 2%

-1% hydratant intense
-0,5% cosgard
-0,5% absolue de thé blanc (ma cosmeto perso)

Le mode opératoire est des plus classique. Préparer dans un premier BM le gel avec une partie de l'eau. Diluer l'allantoïne (un incontournable pour nos peaux agressées. Chauffer dans un second BM les huiles et émulsifiants. Mélanger les deux phases à la cuillère magique ou au mixer plongeant si vous faites de grosses quantités. Lorsque l'émulsion est formée, continuer de "touiller" à température ambiante et incorporer les ajouts de la phase 3, un à un. Puis verser en pots stériles.  

texture gel
J'ai obtenu une texture au premier abord surprenante, à la fois dense et légère mais peu conventionnelle. L'apparence d'une crème et l'étalement d'un gel.
Je pense que la gomme konjac n'est pas étrangère au résultat. J'avais déjà constaté que si on la surdosait (au dessus de 0,1%, je considère déjà qu'il y a overdose avec le konjac), on obtenait une texture un peu caoutchouteuse. Mais sans rien enlever à la glissabilité remarquable.
Très vite absorbée par la peau sans laisser de film gras, ce qui était le but recherché.

Ce gel-crème laisse un film hydratant, protecteur et velouté sur la peau.Il a un effet lissant, en particulier sur le contour des yeux pour lequel il s'avère un soin parfait et maintient bien l'hydratation à l'instar des émulsions réalisées avec des sucro esters.

Le parfum d'absolue de thé blanc rajoute au côté frais et pur déjà donné par la couleur immaculée.

Dès que la fraîcheur automnale s'installera sur Rome - ce qui semble vouloir se dessiner aujourd'hui - ce gel-crème deviendra MON contour de l'oeil et mes petites crèmes savonnées reviendront jouer les coussinets hydratants.


Bon, ben je prendrais bien quelques vacances moi !



dimanche 30 septembre 2012

Crème d'automne au savon OKA

Savon OKA 'olive-karité-algues' en émulsifiant



Crème d'automne au savon OKA

Aussitôt dit aussitôt fait ! une fois réalisé ce nouveau savon olive-karité-algues, j'ai immédiatement pensé à le tester comme émulsifiant. En raison de sa composition et de sa mousse très fine et particulièrement glissante, il m'a paru intéressant à utiliser en cosmétique.

Je sais que de nombreuses tambouilleuses maison ont des réticences à incorporer du savon dans un soin : pH élevé, agressif, décapant... tout ce que l'on peut reprocher habituellement à un savon pour le visage.
Bien qu'ayant toujours eu une peau sensible (du moins avant de passer à la tambouille maison), l'introduction de savon dans mes soins ne m'a jamais provoqué la moindre réaction cutanée. De même qu'avec des savons à forte proportion d'huile d'olive et un fort surgraissage, je peux laver mon visage au savon sans risque. Alors qu'auparavant, il suffisait que l'eau shampooinée me dégouline sur la truffe pour que ma peau se couvre de plaques rouges et se mette à peler. Heureusement qu'en ce temps là, Madame, le téléphone phone qui fait clic-clac n'existait pas et que personne n'a eu l'idée de brandir son vieux Leïca pour immortaliser la Loli au saut du bain !

Bref, le savon dans les cosmétiques, j'aime TRES BEAUCOUP. En solo ou en duo, c'est un vrai plus.

Mais revenons-en à mon savon-émulsifiant OKA.

Le meilleur moyen d'étudier son comportement était de faire un premier essai très simple en l'utilisant comme seul émulsifiant, à l'instar de ce que j'avais fait avec un savon à la formule "classique" dans ma crème au savon du débutant.

Je suis donc repartie de la même architecture que je livre ici d'abord en grammes en raison de l'extrême simplicité de réalisation pour les débutantes

Formule de base en gr

-50 gr eau
-50 gr huile
-5 gr savon râpé
-5 gr alcool cétéarylique
un peu de poudre pour le toucher non gras, si on le souhaite

Pour ce nouvel essai, j'ai transformé la formule en pourcentages, en conservant 4% pour incorporer d'éventuels ajouts tels HE, conservateur, etc... et on obtient 

Formule de base en %

-43,5 % eau (eau, hydrolats, gommes, glycerine, ...)
-43,5 % huile (huiles végétales, beurres,...)
-4,5 % savon
-4,5 % épaississants (alcool cétéarylique, alcool cétylique, acide stéarique, cétyl esters...)
-4 % ajouts (actifs, HE, poudres, conservateur,...)


Pour la formulation rien de plus simple : un BM pour fondre les gras et cires ; un autre pour dissoudre le savon dans l'eau ; on verse l'eau savonneuse dans les huiles en mélangeant bien avec la cuillère magique. Dès formation d'une belle émulsion (rapide avec ce savon-ci), on peut retirer du feu et continuer de mélanger à froid jusqu'à épaississement de l'émulsion. Ensuite, comme pour une crème classique, on intègre un à un les ajouts.

 PLUS SIMPLE TU MEURS ! enfin, non car j'ai réalisé une formule encore plus simple et à froid, mais il vous faudra attendre un peu avant que je ne vous dévoile cette petite merveille !

Réalisation de la crème d'automne au savon OKA


J'aurais pu réaliser cette crème avec juste de l'eau, de l'huile d'olive et du savon. Et Hop ! en 3 coups de cuillère magique, emballé c'est pesé !

Mais pour évaluer si véritablement ce soap'emulsifiant se comporterait en tous points comme un "vrai" émulsifiant, j'ai donc composé une "vraie" formule, comme je l'aurais fait avec l'olivem, le VE/MF ou tout autre émulsifiant classique. C'est-à-dire en tenant compte des caractéristiques connues de l'émulsifiant et des conseils de la fiche technique. Bon, je sais, ici la fiche technique, c'est Loli qui va la rédiger au fur et à mesure de ses expérimentations.

Mais déjà, un simple savonnage de mains m'a permis de juger des caractéristiques de la mousse. Si avec un 100 % coco, j'obtiens une mousse qui est quasiment une émulsion en soi, avec le savon OKA, on est plus dans le registre du lait léger et peu moussant. 

J'ai donc choisi de "corseter" ma formule (comme dirait MLK) en y intégrant une gomme dans la phase aqueuse et des beurres dans la phase grasse, que j'ai voulu riche et émolliente. C'est encore l'été à Rome, mais on sent que l'automne n'est plus très loin. Enfin, pour l'instant il pleut sur Rome, il pleut même des cordes mais le thermomètre reste bloqué sur 28°. Bref, c'est l'automne sous les tropiques, mais Lolitarose reste une parisienne, donc je fais une crème d'automne. Non mais !

En co-émulsifiant épaississant, j'ai opté pour un mélange intégrant à la fois de l'acide stéarique (son pouvoir épaississant est intéressant car j'ai constaté que les crèmes au savon ont du mal à épaissir) et de l'alcool cétylique (que je trouve quand même moins "rugueux") et du cétyl palmitate pour la finesse qu'il donne aux crèmes et ce petit côté blanc pur dont je ne me lasse pas. 

Sans plus attendre, la formule de la Crème d'automne au savon OKA

Phase eau 44 %

-22 % HA petit grain mandarine (maison)
-23,2 % HA lavande (maison)
-0,5 % allantoïne
-0,3 % gomme xanthane

Phase grasse 40 %

-15 % HV olive
-10 % HV macadamia
-5 % HV son de riz
-5 % huile/beurre de coco
-5 % beurre de karité nilotica

Complexe émulsifiant 9 %

savon OKA
-4,5 % savon OKA  
-2 % alcool cétylique
-1,5 % cétyl palmitate
-1 % acide stearique

Ajouts 5 %

-3 % Lauroyl lysine
-1 % acide hyaluronique (préparé en gel)
-0,5 % parfum (HE PG mandarine ; HE géranium rosat ; HE carotte ; HE lavande sauvage ; HE myrrhe ; CO2 encens)
-0,5 % cosgard

Pazapa


Râper le savon et réserver
Préparer le gel en versant la gomme xanthane dans les hydrolats au BM ;
Fondre les cires, beurres et huiles au BM
Verser  le savon dans la phase aqueuse et mettre au ban marie quelques secondes en touillant pour faire fondre le savon. Contrairement à tous les savons que j'ai utilisé jusqu'ici (et quelle que soit la formule), le savon OKA s'est dissout presque instantanément et sans avoir à forcer la chauffe. On obtient une solution très légèrement mousseuse.
Verser l'eau savonneuse dans les huiles chaudes en laissant au BM très doux. Touiller jusqu'à prise de l'émulsion qui ici s'est avérée très rapide - beaucoup plus qu'avec un savon traditionnel.
Retirer du feu et continuer de touiller jusqu'à refroidissement et épaississement de l'émulsion.

Intégrer les ajouts un à un en mélangeant entre chaque ajout, toujours à la cuillère.

Voilà c'est fini !

crème d'automne
Le savon OKA se prête particulièrement bien à ce rôle d'émulsifiant. Il est d'un usage ultra simple pour un résultat ultra pro !

On obtient une belle émulsion, ni trop fluide ni trop dense, onctueuse et brillante, d'un beau blanc bien pur. Je sais la photo est mauvaise mais j'ai perdu l'appareil photo et le téléphone par temps gris souris, c'est pas top-top !

Sur la peau, comme promis, une crème riche mais sans excès, que je réserve toutefois au corps vu la proportion de gras utilisée, comparable à une cold-cream. Le résultat est en revanche beaucoup plus léger, beaucoup plus cosmétique dans sa plasticité et sa sensorialité. L'ajout de lauroyl lysine lui donne un toucher velouté et non gras très appréciable.

On peut remplacer par de la poudre de riz, de l'arrow root, de la sève de bambou, en fonction de ce que l'on a ou pas dans ses placards. On peut aussi faire sans, surtout si on a la peau très sèche.

J'ai choisi mes gras au feeling. Attention, feeling ne veut paq dire pif, loin s'en faut ! Mais autant, auparavant je décortiquais les fiches techniques des beurres et huiles végétales pour en découvrir tous les merveilleux composants qui allaient nourrir et réparer ma peau fripée.
Hé là qui a osé dire que Lolitarose a la peau fripée ! Lolitarose a la peau jeune et lisse, comme toutes ses copines de tambouille. Mauvaises langues, va !

Je disais donc, qu'avant bla bla bla... mais à force de tester et re-tester huiles et beurres, en solo, en duo, en trio, je les choisis en fonction de la perception que j'en ai sur ma peau. C'est ça le feeling cosmétique. Et ma peau aime l'émollience de l'olive et du son de riz, le lissant du macadamia et du coco, la douceur veloutée et réparatrice du nilotica. Et au final, peu m'importe les omega 3, 6, 9, 12 ... oups ! je crois qu'il n'y a pas de 12.

Je conseille vivement de tester les huiles sur sa peau directement avant de choisir de les incorporer dans un soin. On les essaie d'abord seules, puis accompagnées en changeant pour ressentir ce que la peau préfère. Pour moi, ça vaut toutes les fiches techniques.

Les berlingots d'AZ sont parfaits pour ça, on peut se faire une opinion à moindre coût. Sans gaspi.

Qualités des gras, donc, que je retrouve dans cette crème d'automne qui se suffirait en l'état, mais à laquelle j'ai quand même voulu ajouter un incontournable des soins cosmétiques : l'acide hyaluronique. Un précieux allié  des peaux automnales, que le soleil d'août a un peu malmenées et qui ont besoin d'être boostées pour affronter l'hiver lisses, lumineuses et rebondies comme un kaki, ce merveilleux fruit de l'hiver.

Un petit mot sur la synergie parfumée, très discrète car faiblement dosée. On peut sans souci pousser à 1-1,5 %. Les HE ont été choisies tout autant pour leurs qualités olfactives que pour leurs propriétés régénérantes pour la peau, en particulier la lavande, le géranium et la carotte (et, oui la revoilà ma chouchoute !) ; la myrrhe et l'encens sont d'excellents anti-inflammatoires qui viennent compléter l'action adoucissante de l'allantoïne.

Allez, je vous le dis tout bas et puis encore tout haut : ce savon OKA a un grand avenir devant lui. 

Et si vous êtes bien sages je vous conterai bientôt la formule minimale d'un soin visage où le savon OKA épousa le beurre niloTICA et ils eurent...